Ecrit par François Jeanne • Le 03/02/2016

L’AP-HP au P’tit Bistrot, un moment de chaleur partagée

A deux pas de la Seine et du Châtelet, le P’tit Bistrot nous accueille avec des collaborateurs du centre de formation de l’AP-HP. Une ambiance on ne peut plus parisienne, mais où l’accent et la cuisine fleurent bon l’Aveyron. De bon augure pour commencer l’année 2016.

Avantages salariés . Avantages tickets restaurant. Déjeuner

A deux pas de la Seine et du Châtelet, le P’tit Bistrot nous accueille avec des collaborateurs du centre de formation de l’AP-HP. Une ambiance on ne peut plus parisienne, mais où l’accent et la cuisine fleurent bon l’Aveyron. De bon augure pour commencer l’année 2016.

L’ambiance est chaleureuse au P’tit Bistrot. Grâce à la cuisine aveyronnaise, roborative et bien adaptée aux premiers frimas. Et les sept convives qui se pressent autour de la table du restaurant entendent bien en profiter pour se réchauffer.

Des semaines difficiles

Il faut dire que les dernières semaines ont été dures, du côté du personnel de santé. « La période a été très chargée avec la prise en charge des blessés mais aussi des personnes traumatisées lors des attentats parisiens », expliquent les membres de l'AP-HP attablés autour de moi. « Il faut savoir qu’il y a même des troubles psychologiques qui se sont déclenchés chez des patients n’ayant pas eu de rapport direct avec les évènements. Simplement, ils ont été impressionnés par les images vues en boucle à la télévision ».

Histoire de ne pas plomber l’ambiance, et en attendant l’aligot saucisse et ses vertus diététiques, la conversation glisse sur des syndromes traumatiques prêtant plus à sourire. Comme celui qui frappe, chaque année, quelques dizaines de touristes – essentiellement japonais, d’où son surnom chez les psychologues - qui vivent très mal le décalage entre leur vision rêvée de Paris… et la réalité.

De quoi rêve-t-on en janvier ?

Tout le monde est bien d’accord autour de la table pour espérer une année 2016 placée sous de meilleurs auspices que la précédente. Mais les vœux signifient-ils encore quelque chose ? Et de quoi rêve-t-on en janvier, pour le reste de l’année ? Je me risque à évoquer des voyages, et pourquoi pas des retours aux racines. Sylvie Boutigny-Vitanostra, la responsable des affaires générales du centre de formation, ne voudrait-elle pas se rendre en Italie, dans son pays d’origine. Eclats de rire de la susdite et de sa voisine, Hélène Hidoux-Carette, l'assistante de direction.

J’ai le droit à des explications non ? « C’est l’informatique qui ne suit pas le rythme de nos vies et de nos changements de patronymes » s’amuse-t-elle. « Dans mon cas, mon adresse mail comporte toujours mon ancien nom d’épouse. Que je ne porte plus au civil »…

Un constat qui fait sourire, mais aussi réfléchir, alors que les configurations les plus variées sont aujourd’hui possibles : couples avec enfants, mais non mariés, donc avec « demoiselles » qui aimeraient bien qu’on leur dise « Madame ». Personnes mariées, divorcées, remariées, qui aimeraient bien que leur adresse mail suive le rythme de leurs évolutions conjugales. Voire Monsieur qui devient Madame, et change de prénom… mais pas de nom à cette occasion !

La Société évolue t-elle plus vite que les sociétés ?

Responsable du centre de formation et de développement des compétences, Odon Martin Martinière opine, s’imaginant peut-être devoir gérer ce genre de situations. Un peu plus compliqué que le passage au Ticket Restaurants®, semble-t-il ! « La société évolue vite » constate Victor Genin-Gerbet, directeur commercial régional d’Edenred. Pas de quoi lui faire peur, même s’il reconnait, comme jeune père, qu’il n’est pas si évident de prendre un congé parental à l’occasion de la naissance d’un enfant. « Peut-être que l’exemple de Mark Zuckerberg chez Facebook va accélérer les choses ».

En même temps, quel chemin déjà accompli. « Il y a quarante ans que les premières femmes entraient dans l’armée, désormais on les recrute à parité, même dans certains commandos ». Responsable commercial secteur public chez Edenred, Eric Esposito joue le contre-pied : « Moi, j’ai vécu l’inverse. La première fois que je suis allé à une réunion parents-élèves en semaine, j’étais le seul homme. Ils m’ont parlé comme si je ne connaissais rien de l’éducation ou des rythmes scolaires. A la vérité, ce n’était pas totalement faux. Mais j’ai fait des progrès depuis » finit-il dans un éclat de rire.

Certainement. Et pas seulement dans le domaine pédagogique. Alors que nous terminons le repas sur une mousse au chocolat, la découverte d’une brisure de coquille d’œuf lui fait s’exclamer : « c’est vraiment maison ici ! ». Un verdict positif, pour un repas qui aura tenu toutes ses promesses.