Ecrit par François Jeanne • Le 09/12/2015

Permettre aux employés municipaux de faire des repas équilibrés

Bonjour, merci de nous accueillir dans votre ville du Blanc-Mesnil, où vous avez été élu en mars dernier. Avec une promesse de campagne un peu surprenante : trouver une solution pour le déjeuner des employés de la mairie.

Avantages salariés . Avantages sociaux. Secteur public

Entretien avec Thierry Meignen, maire du Blanc-Mesnil (93)

Manager Attitude : Bonjour, merci de nous accueillir dans votre ville du Blanc-Mesnil, où vous avez été élu en mars dernier. Avec une promesse de campagne un peu surprenante : trouver une solution pour le déjeuner des employés de la mairie.

Thierry Meignen, maire (LR) du Blanc-Mesnil : C’est déjà un signal fort que j’adressais aux employés communaux - je m’intéresse à leur situation. Je suis Blanc-Mesnilois de naissance et j’étais alors dans l’opposition. J’en avais assez de constater quand je me promenais en ville que les employés communaux, soit n’avaient pas le temps de déjeuner, soit déjeunaient à la va-vite dans leur voiture,  voire dans leur bureau. Je me suis dit : il faut trouver une solution.

Et cette solution me paraissait tout indiquée : contribuer financièrement à leurs repas. On a choisi 4 euros comme participation de la ville dans un ticket à 8 euros. C’est le moyen de leur permettre de faire un repas équilibré, où qu’ils se trouvent dans la ville. Le Blanc-Mesnil est très étendu, il y a de grandes zones pavillonnaires : par le passé les employés communaux qui travaillaient dans le sud de la commune avaient du mal dans l’heure du déjeuner à se rendre à l’autre bout de la ville, pour prendre leur repas dans une sitation plus confortable, et à rejoindre leur lieu de travail dans les temps .

Voilà pour le principe. Alors nous avons lancé un marché, et je me suis aperçu qu’il y avait d’autres avantages à la formule. Dont le fait qu’à concurrence de 19 euros les gens peuvent acheter de l’alimentaire à la superette. Une raison supplémentaire d’adopter cette formule. D’ailleurs, 543 employés à ce jour ont fait les démarches pour bénéficier de la carte. C’est un franc succès.

Manager Attitude : C’est une proportion déjà d’un bon tiers. Avez vous eu des échos de la part des employés municipaux sur l’usage de la carte?

Thierry Meignen : Les échos sont favorables. On a connu un temps d’adaptation de la part des commerçants, des restaurateurs de la ville. Parfois la carte ne fonctionnait pas, parfois elle fonctionnait une fois sur deux… Il y a eu ce temps d’adaptation. Aujourd’hui on peut déjeuner ou prendre un en-cas partout en ville, et utiliser cette carte. C’est pratique, ça me paraît tout à fait adapté.

Manager Attitude : Avez-vous été sensible aux aspects environnementaux de la carte dématérialisée ?

Thierry Meignen : C’est un des aspects que je n’imaginais pas. J’avais en tête les "tickets" restaurant, les carnets que l’on pouvait éventuellement donner aux enfants étudiants.

Quand Edenred m’a proposé la carte à puce, j’ai trouvé que c’était très pratique, et aussi très écolo, ça évite de gâcher du papier. L‘inconvénient peut être pour les bénéficiaires, c’est qu’ils ne peuvent pas prêter leur carte aux enfants, c’est moins facile. Mais enfin, l’objectif c’est de permettre aux employés communaux de faire des repas équilibrés, pas qu’ils transmettent (cet avantage).

Je suis tout à fait satisfait d'avoir fait ce choix, y compris par l’aspect écologique, développement durable, de cette carte à puce.

Manager Attitude : Merci beaucoup Monsieur le Maire.