Ecrit par Bill Mann • Le 09/06/2015

Salariés et transformation digitale : une nouvelle typologie

Le Baromètre Edenred-Ipsos 2015 est riche d’enseignements sur la perception des salariés européens quant aux conséquences de la révolution digitale pour leur vie professionnelle.

Avantages salariés . Digitalisation. Dématérialisation. Organisation

Le Baromètre Edenred-Ipsos 2015 est riche d’enseignements sur la perception des salariés européens quant aux conséquences de la révolution digitale pour leur vie professionnelle. L’étude, qui porte sur pas moins de 13,600 salariés dans 14 pays, met en évidence une nouvelle typologie des salariés sur laquelle les dirigeants peuvent désormais s’appuyer pour mener à bien la transformation digitale de leurs entreprises.

Une nouvelle typologie pour guider la conduite du changement

L’enjeu pour les entreprises et plus particulièrement pour leurs Directions des Ressources Humaines est de faire de cette révolution une nouvelle opportunité d’améliorer le bien-être et la motivation des salariés.

Mais la disparité des initiatives numériques et les différences de perception en termes d’impact sur le travail au quotidien constituent un vrai défi pour les organisations.

Pour les aider à réussir le changement, le Baromètre Edenred-Ipsos fait ressortir une typologie des salariés européenne, en fonction de leur manière d’appréhender la révolution digitale au travail. A chaque profil correspond un mode d’action.

Les « Connectés » : le digital bien implanté

Particulièrement présents parmi les top managers et dans l’informatique et les Télécoms, les Connectés sont mieux équipés que la moyenne. Ils considèrent leur entreprise en pointe (67%) et les outils digitaux exercent une influence positive sur leur motivation (53%). Pour eux, la révolution numérique signifie innovation et prise de risque. Ils affichent aussi un niveau de stress élevé.

  • Face aux Connectés, les RH doivent être attentifs à accompagner le changement dans la durée, en cherchant à limiter le stress et en développant, par exemple, des chartes consacrées au bon usage du numérique dans l’entreprise.

Les « Impatients » : un décalage entre attentes et réalités professionnelles

Les Impatients envisagent positivement la révolution numérique, et sont en demande vis-à-vis de leur organisation pour accélérer le changement. Salariés du secteur public notamment, ils considèrent leur entreprise ou administration comme au même niveau (48%) ou en retard (35%) par rapport à celles de leur secteur. Le digital présente pour eux un impact positif sur la plupart des dimensions liées à leur travail, mais aussi sur leur équilibre de vie (61%).

  • Pour répondre aux attentes des Impatients, les DRH, notamment, vont devoir accélérer la mutation numérique.

Les « Passifs » : le sentiment de ne pas être vraiment concernés

Bien équipés, les Passifs pensent que leur entreprise est au même niveau que les autres (56%). Ils ont une vision majoritairement neutre de l’influence des outils digitaux, tant sur leur motivation (52%) que sur leur équilibre de vie (61%). Toutefois, ils se montrent plus critiques concernant l’impact du numérique sur les comportements managériaux : ils en attendent notamment un renouvellement des comportements de leur hiérarchie : plus de feedback, davantage de prise de risque…

  • L’enjeu des DRH vis à vis des Passifs, est d’impliquer ces salariés en les faisant partie prenante de la transformation de leur entreprise.

Les « Isolés » : le digital absent de la vie professionnelle

Faiblement équipés, les Isolés considèrent que leur entreprise est au même niveau que les autres (38%) ou en retard (28%). On trouve davantage de salariés de plus de 55 ans ou du secteur du BTP dans cette catégorie.

  • Avec ces Isolés de la révolution numérique, la conduite du changement peut rester, à ce stade, secondaire pour les DRH.