Ecrit par Alain Lamour • Le 13/10/2017

Les 5 conditions du self-management

Le self-management est à la mode, mais pas sans risques. Comment procéder ? Voici 5 conditions à réunir avant de se lancer.

Ressources Humaines . DRH. Organisation

Le self-management est à la mode, mais pas sans risques. Comment procéder ? Voici 5 conditions à réunir avant de se lancer.

L'autogestion ne se décrète pas, elle s'organise. Voilà ce que doivent garder en tête les managers qui souhaitent développer dans leur entreprise le self-management. Ce mode de gouvernance passe par la réduction (voire la disparition) de la hiérarchie, et la responsabilisation des collaborateurs. À vouloir aller trop vite, on risque de perdre certains en route : ceux qui ne se sentent pas prêts à assumer davantage de responsabilité ou qui perdent leurs repères, ainsi que quelques managers qui, sentant poindre la fin du management, préfèrent aller chercher un avenir ailleurs.

Condition n°1 : Un management suffisamment mûr

Mieux vaut s'assurer que les managers sont assez mûrs pour franchir le pas. Ce qui n'a rien d'évident. Après tout, combien sont prêts à s'autodétruire ? Formulé différemment, combien comprennent cette évolution vers une autre forme d'organisation, et acceptent leur nouveau rôle en tant qu’accompagnant de la mobilité et des compétences ?

Condition n°2 : Un environnement propice

Il est également nécessaire de vérifier que l'entreprise et ses processus sont compatibles avec le self-management. Ce dernier suppose un certain degré de liberté et de souplesse dans l'organisation de chacun, dans la façon de travailler, dans la manière de reporter, ou dans les “détails” tels que les horaires. Pour caricaturer, il n'est pas sûr qu'une centrale nucléaire soit le lieu idéal pour mettre en œuvre du self-management.

Condition n°3 : Des compétences comportementales favorables

La revue des compétences, notamment comportementales, permet de s'assurer que les collaborateurs sont capables de s'autonomiser et de se responsabiliser. Bien des membres de la génération Z rejettent toute forme de hiérarchie et clament haut et fort leur désir d'autonomie. Cela ne veut pas forcément dire qu'ils aient le degré de maturité suffisant.

Condition n°4 : Des outils de collaboration

L'entreprise dispose-t-elle des outils nécessaires pour instaurer le self-management tels que des outils de collaboration et d'accès à l'information, indispensables pour ce genre d'organisation ? Mieux vaut s'en enquérir.

Condition n°5 : Des moyens financiers suffisants

Il convient de vérifier que l'entreprise dispose des moyens financiers. Qui dit responsabilisation, dit généralement augmentation de salaire. À moins que l'on n'adopte un système de rémunération à la performance… mais la question financière ne pourra pas être éludée.

La mise en œuvre proprement dite passe forcément par une étape de sensibilisation et de formation de l'ensemble des collaborateurs. Puis vient la phase de test, sur un projet par exemple, avant d'avancer pas à pas par itération successive.

Pour aller plus loin :