Ecrit par Lou Benoist • Le 02/05/2017

Faut rigoler !

Le rire est une expression émotionnelle spontanée qui échappe à notre volonté. Une perte de contrôle pendant laquelle s’exprime naturellement notre personnalité. Au bureau, ce sont des temps essentiels au cours desquels se créent de réelles affinités entre collègues. À table, au bureau ou à la pause café, il renforce assurément les échanges. Pourquoi s’en priver ?

Avantages salariés . QVT entreprise. Bien-être salarié. Inspiration. Santé

Le rire est une expression émotionnelle spontanée qui échappe à notre volonté. Une perte de contrôle pendant laquelle s’exprime naturellement notre personnalité. Au bureau, ce sont des temps essentiels au cours desquels se créent de réelles affinités entre collègues. À table, au bureau ou à la pause café, il renforce assurément les échanges. Pourquoi s’en priver ?

Rire haut et fort

Nous connaissons ce collègue trop peu discret : il ou elle rit à gorge déployée - comme une baleine, diront certains - et déclenche quelquefois la gêne de son entourage. Mais d’autres ne peuvent s’empêcher… d’en rire. En effet, le rire détient la faculté incroyable d’être contagieux. Peu importe que vous connaissiez ou non l’origine de l’épidémie, l’affaire est entendue : plus on est de fous, plus on rit. Une bonne nouvelle puisque le rire fait baisser le taux de cortisol, l’hormone du stress, de 26% !

Passant à travers les cultures ou les classes sociales, le rire est communicatif et universel. Une qualité dont a d’ailleurs largement usé l’un des grands maîtres de la musique classique pour casser certaines barrières sociales. Mozart (1756-1791), n'hésitait pas à se décrocher volontairement la mâchoire : « le rire est un de ces instruments grâce auxquels il - Mozart - mène symboliquement une lutte de libération contre ses commanditaires », rappelle la sociologue Laure Flandrin en citant les travaux du sociologue Norbert Elias.

Rire ou ne pas rire au bureau, telle est la question

Loin du rire sonore apte à détendre certaines atmosphères pesantes… et les open-spaces, d’autres rires ont une vocation plus séductrice. S’esclaffer à la sempiternelle blague d’un dirigeant, manière de féliciter son supérieur pour son esprit subtil, hum… parfois. Mais au cours des afterworks, un rire sensuel n’est pas forcément malvenu. Qui n’a jamais était séduit par le rire charmeur de l’un ou l’une de ses collègues ?

“Vrai? Fit-elle avec un rire de volupté. M'aimes-tu ? Jure-le donc !”
Si je t'aime ! Si je t'aime ! mais je t'adore, mon amour ! "
(Flaubert, Madame Bovary, 1857)

Mais tous les rires ne sont pas bons à prendre. Rire au nez… de son responsable n’est pas une bonne idée. Se tordre de rire face à la suggestion d’un collaborateur, ou ricaner à la suite d’une remarque : non plus. Le rire jaune n’est pas le meilleur représentant de l’espèce. Nous avons tous connu la gêne de ne pouvoir réprimer un fou-rire d’autant plus inextinguible que la personne en face de vous, qui ne connaît pas l’origine de la crise, risque bien de penser que vous vous payez sa tête. Car si le rire a des vertus, il pourra aussi vous apporter de sérieux ennuis. « Les hommes pensent que leur rire est toujours innocent, et pourtant il est toujours criminel et condamnable », expliquait ainsi le théologien du 17e siècle Jacques Abadie qui rejoint ainsi les propos du spécialiste français du rire en entreprise, Serge Grudzinski. Ce consultant en management, fondateur du Humour Consulting Group, prône de son côté « l’humour en entreprise, mais à bon escient ».

Lire aussi : Humour et management font-ils bon ménage ?