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Le développement des services de micro-mobilité

Les services de micro-mobilité connaissent un essor sans précédent. Trottinettes et autres engins électriques servent aujourd’hui pour les trajets domicile-travail.
#Ticket mobilité #Offre de mobilité #Mobilité salariés
04 juin 2021
Micromobilites

La micromobilité en France représente 478 000 trottinettes électriques en 2019, des vélos, des gyroroues et des skates électriques… Les acteurs de ce moyen de déplacement s’organisent avec, à la clé, des nouveaux services. Bien s’équiper, se protéger et s’assurer restent nos trois conseils pour bien circuler avec toutes les possibilités des services de micro-mobilité.

Les aides de l’État pour s’équiper ou réparer son vélo

L’essor des engins déplacement personnel motorisés

La trottinette électrique est encore mal perçue, car souvent assimilée aux sociétés de « free-floating » (c’est-à-dire des véhicules loués en libre-service, sans station). Pourtant, cet usage est minoritaire : sur les 478 000 trottinettes vendues en 2019 (1), le nombre d’exemplaires appartenant aux opérateurs de services de micro-mobilité n’a jamais dépassé les 30 000.

Mais le secteur connaît un boom économique, grâce notamment au forfait mobilités durables mis en place en 2020. En effet, ce dispositif prévoit le remboursement par l’employeur d’une partie de l’investissement dans un engin de déplacement personnel motorisé (EDPM). Le projet de loi de finances 2021 soutient l’achat d’un tel équipement lorsqu’il est utilisé pour les trajets domicile-travail. Cette mesure sera effective à partir de janvier 2022, entraînant un retard au démarrage qui ralentit le développement de ces mobilités de proximité.

Bon à savoir : La micro-mobilité, qu’est-ce que ça recouvre ?

La micro-mobilité concerne en général de courtes ou moyennes distances (on parle souvent du « dernier kilomètre »). Léger, transportable et pratique, l’engin de micro-mobilité est un moyen de déplacement individuel, motorisé ou non : vélo, trottinette, skateboard, roller, gyropode… Il vient souvent en complément d’un autre mode de transport, en début ou en fin de parcours, mais peut aussi être utilisé seul. Écologiques, ils sont une alternative à la voiture et aux transports en commun, tout en permettant à l’usager d’être autonomes dans leurs déplacements.

Ticket Mobilité pour financer l’achat de son EPDM

La crise de la Covid-19 a incité des usagers des transports en commun à utiliser un EDPM. Ceux qui veulent franchir le pas peuvent recourir à Ticket Mobilité, lancé par Edenred. Le titre prépayé est destiné à prendre en charge leurs dépenses de mobilité durable, jusqu’à 500 € par an. Cette solution, 100 % digitalisée, contient une carte de paiement et une application mobile pour régler à la fois des frais de carburant, mais aussi accéder aux nouveaux services de micro-mobilité introduits par le forfait mobilités durables.

En effet, la trottinette, comme le vélo, coûte cher à l’achat (de 500 à plus de 2 000 € en moyenne (2). L’usage quotidien pour aller au travail requiert de porter une attention particulière au bien-être et à la sécurité. Afin de vous assurer de remplir ces deux conditions, le budget équipement conseillé se situe au-dessus de 900 €. Si vos trajets dépassent les 10 km au quotidien, le budget conseillé s’élèvera à 1 500 €. Ticket Mobilité est donc une solution idéale pour aider les salariés à passer aux EPDM sans grever leur budget.

MobiProx, un programme pour développer les trottinettes en entreprise

Le programme MobiProx invite les entreprises à mettre en place une flotte de trottinettes pour leurs salariés, tout en évaluant leur impact écologique réel. Son objectif est notamment de constituer un Observatoire des micro-mobilités accessible au grand public. Pour cela, MobiProx collecte des données anonymes sur les déplacements des salariés, dans le strict respect du RGPD. Les entreprises participent aussi aux efforts techniques de remontées d’information qui alimenteront l’outil de calcul de l’impact écologique de ces nouvelles pratiques de mobilité douce.

Ces informations serviront autant aux entreprises émettrices de données qu’à la très large communauté intéressée par les nouvelles mobilités. MobiProx met également en place des actions d’information et de sensibilisation des salariés aux règles de sécurité et au Code de la route. Le programme accompagne enfin financièrement la mise en place d’une flotte de trottinettes électriques au sein des entreprises.

Bien s’assurer pour pratiquer la micro-mobilité en toute sérénité

Pour utiliser des engins motorisés, il est obligatoire d’être assuré, en conformité avec la loi Badinter. Les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM tels que trottinettes électriques, gyroroues, skateboards électriques…) sont soumis à la même obligation d’assurance de responsabilité civile que les véhicules motorisés tels que les scooters, motos ou les voitures. Cette assurance de responsabilité civile couvre les dommages que vous pourriez occasionner, par exemple, les blessures d’un piéton que vous percutez ou les dégâts que vous causez à un véhicule (autre EDP, vélo, auto…) (3). Certaines compagnies d’assurances proposent aussi des contrats spécifiques pour couvrir le vol ou les dégradations de ces engins.

Le décret « EDPM » du 25 septembre 2019 précise bien que ces engins sont des « véhicules », et les inscrit comme tel dans le Code de la route à l’article L. 311-1 (catégorie 6.15). Pour être en règle avec l’obligation légale d’assurance, votre salarié doit impérativement déclarer l’utilisation de son engin motorisé à son assureur. La conduite sans assurance d’un véhicule motorisé constitue un délit. L’article L. 324-2 du Code de la route prévoit en outre des sanctions pénales sévères (amendes, suspension du permis de conduire), en cas d’absence d’assurance.

L’Association nationale des utilisateurs de micro-mobilité électrique (Anumme) (4) peut être un partenaire pour sécuriser la pratique de vos salariés ou agents. Elle regroupe une communauté de plus de 50 000 passionnés d’engins de micro-mobilité électrique.

Cet effort de la puissance publique française vers les modes de transport doux à faible impact carbone permettra d’aller dans le sens des objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et d’une mobilité plus solidaire (5). Le plan de relance de 100 milliards d’euros du gouvernement français est, certes, plus complexe à mettre en œuvre à court terme. Mais il crée les conditions propices au développement des mobilités douces, respectueuses de l’environnement.

Sources :

  1. Fédération des professionnels de la micro-mobilité : https://fpmm.fr
  2. https://www.dossierfamilial.com/environnement/transports/combien-coute-une-trottinette-electrique-430379
  3. Association Prévention Routière
  4. https://www.anumme.fr/
  5. https://www2.deloitte.com/fr/fr/pages/covid-insights/articles/covid-mobilite-orientation-soutenable.html