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Consommer local

S’il n’est toujours simple pour une entreprise de s’approvisionner localement, la pause déjeuner, elle, se prête parfaitement aux circuits courts !
#Alimentation #RSE
17 septembre 2019

S’il n’est toujours simple pour une entreprise de s’approvisionner localement, la pause déjeuner, elle, se prête parfaitement aux circuits courts !

Paradoxe ? L’économie est mondiale et les accords de libre-échange se sont multipliés, mais les circuits-courts deviennent l’une des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique - et le chômage. En effet, ils contribuent à protéger l’environnement, en limitant les transports, mais aussi à relocaliser la production et donc à développer les territoires, sans parler d’une qualité plus facilement contrôlable.

Ce dernier point constitue d’ailleurs la principale raison qui pousse 48 % d’entreprises européennes à acheter uniquement sur le Vieux Continent, si l’on en croit une étude menée par Amber Road en 2018. Derrière la qualité (83 %), on trouve le coût des transports (53 %).

Cultiver la proximité

S’il n’est pas simple de s’approvisionner en consommables pour photocopieurs made in France, par exemple, certains aspects de la vie de l’entreprise se prêtent facilement à la consommation locale. À commencer par le repas. Dans l’appel d’offres pour les fournisseurs de son restaurant d’entreprise, rien n’empêche d’introduire une clause de proximité de la production. Sans exclusive pour autant : une étude suédoise a ainsi démontré que l’empreinte carbone de la tomate locale était… 7 fois plus élevée que celle importée d’Espagne. Et pour cause : il faut davantage d’énergie, d’eau et d’engrais bio pour faire pousser des tomates quand on se rapproche du pôle Nord !

Des applications pour déjeuner local

Pour un repas d’affaires comme pour un déjeuner entre collègues, on peut parfaitement privilégier un restaurant qui achète ses denrées dans une Amap* (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ou une Ruche qui dit oui**, plutôt que dans l’établissement qui importe sa viande de Hollande.

Les applications se sont multipliées pour proposer des plats bio produits localement. À commencer par Yes We Green, véritable porte d’entrée vers le « consommer local ». Cet annuaire recense tous les bons plans à proximité de chez vous, en activant la localisation sur votre Smartphone. Vous y trouverez aussi les restaurants qui proposent des menus composés de produits de la région.

Mais le summum de la consommation locale reste de produire soi-même ! À l’heure de la végétalisation des toitures d’immeuble et des ruches partagées, le potager d’entreprise permet de cultiver tout à la fois des légumes, le bien-être et la cohésion d’équipe…

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*Principe de l’Amap : un groupe de consommateur s’engage pendant un an à acheter un panier de denrées du terroir et bio, quelle que soit la récolte. Ce qui garantit le revenu à l’agriculteur.

** La ruche qui dit oui est "une communauté d'amis", de voisins, qui passent commande auprès des artisans de leur région.

Photo : TimeOut