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Ecrit par • Le 25/12/2020

Les mobilités durables, quelques solutions de transport accessibles à tous

Découvrez les avantages des mobilités durables pour les salariés.

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Onéreuse et peu écologique, l’automobile comme mode de transport majoritaire pose problème. En ville ou en milieu rural, certains acteurs du monde de l’entreprise s’engagent aujourd’hui dans la lutte contre l’autosolisme, en incitant leurs salariés à adopter des solutions de mobilité durables. Parmi elles, le covoiturage, les transports en commun, le vélo et la trottinette occupent une place de choix !

Le covoiturage et le court-voiturage

Un mode de transport encore minoritaire

Si l’on se fie aux données communiquées par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le covoiturage ne représente aujourd’hui qu’environ 3 % des trajets domicile-travail. Dans le détail, si près de 10 % des trajets de moyenne distance (entre 20 et 80 km) s’effectuent en covoiturage, moins de 1,5 % des salariés optent pour cette solution lorsque la distance séparant leur domicile du lieu de travail dépasse les 80 km. Pour les trajets brefs et récurrents, le développement du court-voiturage pourrait prochainement venir pallier les insuffisances du maillage des réseaux de transport en commun.

Au regard des bénéfices nombreux procurés par ce mode de transport responsable – en premier lieu desquels l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs, la diminution substantielle des émissions en CO2 et le désengorgement des voies de circulation –, la popularité du covoiturage pourrait être plus grande encore. 

L’État s’engage à développer le covoiturage

Adoptée le 19 novembre 2019 par l’Assemblée nationale, la loi d’orientation des mobilités (LOM) prévoit justement :

  • L’accélération de la création de voies réservées pour faciliter la circulation et le stationnement dédié au covoiturage ;
  • L’ajout de la mobilité des salariés comme thème des négociations obligatoires à mener dans les entreprises de plus de 50 salariés sur un même site ;
  • La possibilité pour les intercommunalités et les régions de verser une allocation aux conducteurs et passagers choisissant d’effectuer leurs trajets domicile-travail en covoiturage.

Au regard de ces mesures fortes, le covoiturage pourrait donc rapidement devenir un moyen de transport alternatif crédible.

Le vélo et la trottinette

Un succès florissant en ville comme à la campagne

Dans les faits, les déplacements en vélo et en trottinette restent aujourd’hui d’usage minoritaire, bien que la popularité de ces 2 véhicules légers ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années. Dans les villes de plus de 100 000 habitants, le deux-roues est ainsi utilisé par environ 7 % des personnes se rendant à leur travail. Notamment présentes à Nice (Vélo Bleu), Lyon (Vélo’v), Paris (Vélib’), Nantes (Bicloo) et Grenoble (Métrovélo), les bornes de stations de vélos en libre-service participent d’ailleurs activement à ce phénomène. Le développement des services de location en free-floating, qui permettent de géolocaliser un vélo ou une trottinette et de restituer librement le véhicule, concourt à une même logique. Dans les petites villes et les villages, le vélo et la trottinette donnent la possibilité de rejoindre aisément – et de façon responsable – la gare ferroviaire, l’arrêt de bus ou la station de covoiturage la plus proche.

Des solutions simples pour favoriser le développement du vélo et de la trottinette

Écologiquement responsables, le vélo et la trottinette séduisent notamment par leur rapidité sur les trajets de courte distance. Dans les zones urbaines, ces modes de transport dans l’air du temps permettent en effet de gagner un temps précieux en empruntant les voies cyclables, par nature peu embouteillées. Les salariés soucieux d’exercer une activité physique quotidienne trouveront également dans le vélo et la trottinette non motorisés, de précieux alliés.

En milieu urbain, le développement sur le long terme de ces deux solutions repose en grande partie sur la capacité des acteurs privés et publics à améliorer l’accès, la fiabilité et l’efficacité des services de location ou de free-floating. Le compte Ticket Mobilité permettra quant à lui aux usagers désirant acquérir leur propre vélo ou leur trottinette personnelle d’obtenir une prise en charge d’une partie de l’investissement. Cette aide pourrait s’avérer très utile pour les travailleurs en milieux ruraux ne souhaitant plus prendre leur voiture pour rejoindre les transports publics ou qui désireraient arriver plus rapidement au travail à la sortie du train ou du bus.

Le bus, le train, le tramway et le métro 

Les transports en commun pour les trajets domicile-travail

Si près de 15 % des travailleurs utilisent quotidiennement les transports en commun pour se rendre au travail, il existe aujourd’hui une grande disparité d’usage entre les grandes villes et les milieux ruraux. Le maillage des voies de circulation n’est en effet pas toujours satisfaisant dans les aires urbaines dont la population ne dépasse pas les 100 000 habitants. Dans les communes de 5 000 à 10 000 habitants, les transports en commun ne sont ainsi utilisés que par 8,1 % des travailleurs. Dans les grandes métropoles françaises, cette proportion atteint facilement la barre des 35 %. 

Lorsqu’ils sont suffisamment développés, les transports en commun s’avèrent intéressants sur bien des points. Ils permettent par exemple aux habitants de villes isolées de rejoindre aisément leur lieu de travail, tout en effectuant des économies sur leurs dépenses énergétiques. Cette compétitivité financière est d’ailleurs renforcée par la LOM, qui maintient la prise en charge à hauteur de 50 % minimum par les entreprises des abonnements de transport en commun de leurs salariés. Un autre point de vue à prendre en compte ? Selon les données de l’Ademe, les transports en commun demeurent infiniment moins polluants que la voiture.

Comment penser l’avenir des transports en commun ?

En dépit des avantages indéniables procurés par les transports en commun, les pouvoirs publics restent confrontés à des enjeux majeurs. Le développement des arrêts à la demande pour les lignes nocturnes assurerait par exemple davantage de flexibilité aux travailleurs. L’amélioration des infrastructures existantes favoriserait quant à elle l’émergence du déplacement multimodal. À titre d’exemple, la création de places réservées aux vélos dans les bus constituerait une belle avancée. 

L’automobile s’est imposée comme le mode de transport privilégié des Français dans l’après-guerre. Les enjeux environnementaux auxquels le monde est actuellement confronté incitent aujourd’hui les gouvernements à proposer de nouvelles solutions. La démocratisation du covoiturage, l’amélioration des réseaux de transports en commun et l’usage des NVEI semblent être les réponses les plus indiquées