Ecrit par Alain Lamour • Le 23/02/2015

Des hausses de salaires moins importantes que prévues

Les entreprises revoient leurs augmentations de salaires à la baisse : entre 1,6 % et 2,5 % suivant leur taille. Voilà ce qui ressort de la mise à jour de l'enquête d'Aon Hewitt sur les révisions salariales 2014-2015, réalisée en ce début d'année auprès de 174 entreprise de tous secteurs et de toutes tailles.

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Les entreprises revoient leurs augmentations de salaires à la baisse : entre 1,6 % et 2,5 % suivant leur taille. Voilà ce qui ressort de la mise à jour de l'enquête d'Aon Hewitt sur les révisions salariales 2014-2015, réalisée en ce début d'année auprès de 174 entreprise de tous secteurs et de toutes tailles.

Les hausses à la baisse

 

Dans les grandes entreprises (plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires), les augmentations de salaires ont diminué de +1,9 % à +1,6 % entre l'enquête de l’été 2014 et sa mise à jour. Pour les autres entreprises, le différentiel passe de 2,7 % à 2,5 %.

90 % des 61 % d'entreprises ayant décidé de réviser l'augmentation prévue des salaires revoient ainsi leurs prévisions à la baisse.

La France se montre nettement moins généreuse en matière d'augmentation de salaires que l'Allemagne et le Royaume-Uni, moins aussi que l'Italie, même si l'écart est plus réduit. Et les entreprises de l'Hexagone ont revu davantage à la baisse leurs hausses de salaires que leurs homologues des autres pays européens.

Raison invoquée : l'inflation

Pourquoi cette révision à la baisse ? Réalisée auprès d'une quarantaine d'entreprises françaises (42% du secteur des services, 58 % de l'industrie), l'enquête apporte quelques éléments de réponse.

Première raison invoquée, la très faible inflation (87 % des entreprises), suivie du contexte économique (61 %). Les résultats de l'entreprise (39 %) n'arrivent qu'en troisième position.

Une fois de plus, les DRH se retrouvent donc à la tête d’une enveloppe réduite, qui va les obliger à concentrer les augmentations sur les compétences clés.