Ecrit par Bill Mann • Le 31/01/2017

Les compétences relationnelles, facteur de réussite encore sous évalué

Alors qu’une grande majorité des Français passent les deux tiers de leur temps de travail en relations interpersonnelles avec leurs collègues, leur hiérarchie, leurs clients ou leurs prestataires, 40% d’entre eux estiment que leur entreprise ne valorise pas suffisamment les qualités relationnelles. Ils sont même 51% dans les grandes entreprises et les ETI.

Ressources Humaines . Bien-être salarié. DRH. Formation

Alors qu’une grande majorité des Français passent les deux tiers de leur temps de travail en relations interpersonnelles avec leurs collègues, leur hiérarchie, leurs clients ou leurs prestataires, 40% d’entre eux estiment que leur entreprise ne valorise pas suffisamment les qualités relationnelles. Ils sont même 51% dans les grandes entreprises et les ETI.

Les qualités relationnelles, un facteur clé de succès

Une enquête Elabe pour le cabinet Interactifs révèle ce matin que 81% des Français estiment que les qualités relationnelles constituent un facteur clé de réussite professionnelle. Respect et politesse sont même plus attendues que la clarté et la précision.

Ils sont même 89% à estimer que la qualité des relations entretenues avec leurs interlocuteurs contribue à leur performance. Un sentiment plus fort chez les cadres (96%), que chez les employés (89%) ou les ouvriers (81%), parmi lesquels il demeure cependant très élevé.

Ces qualités relationnelles sont-elles innées ? On peut plutôt penser qu’elle méritent un effort de l’employeur pour les développer. Or, « La quasi-totalité du temps passé de formation vise à développer les compétences techniques et organisationnelles. On consacre très peu de temps au développement de la compétence relationnelle, alors que la relation occupe la plus grande partie du travail des Français », commente Philippe de Lapoyade, président du cabinet Interactifs.

Les TPE plus attentives aux compétences relationnelles que les grandes entreprises

40% des actifs estiment que l’organisation dans laquelle ils travaillent ne valorise pas suffisamment leurs qualités relationnelles par rapport aux compétences métiers. Dans les ETI et les grandes entreprises, le chiffre est bien plus élevé (51%) que dans les TPE (39%).

Ils sont pourtant 83% à déclarer préférer un travail moins rémunéré mais dans un environnement professionnel qualitatif. Un choix encore plus net chez les salariés de la fonction publique d’Etat (87%), chez les diplômés d’un bac+5 ou plus (87%) et chez les employés (85%).

« Dans le monde post-révolution numérique des organisations en réseau, ce qui fait la différence n’est plus la compétence technique mais bien la compétence relationnelle », analyse Philippe de Lapoyade.

Enquête réalisée en ligne par l’institut ELABE pour le cabinet Interactifs, du 14 au lundi 21 novembre 2016 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française active, en emploi (18 ans et plus).